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2009-01-13
Informatique

Les moteurs de recherche du futur

Internet abrite de plus en plus d'images, de sons et de vidéos. On développe alors des moteurs de recherche multimédia, tel VITALAS, élaboré dans le cadre d'un projet européen. Cet outil permet de combiner des recherches par le texte, l'image et le son, comme cette vidéo de démonstration l'illustre. De tels moteurs de recherche devraient être déployés sur Internet d'ici quelques années.

Pour en savoir plus : Nozha Boujemaa, Naviguer dans l'océan du multimédia, Dossier Pour la Science n° 66, Janvier-Mars 2010

© VITALAS

2009-10-03
Écologie

La forêt des sargasses

La sargasse (Sargassum muticum) est une algue originaire d’Asie, introduite en France et au Royaume-Uni dans les années 1970. Elle atteint des tailles impressionnantes en milieu naturel, formant de vastes forêts sous-marines.

Pour en savoir plus : Frédérique Viard et Thierry Comtet, Déferlantes d’invasions dans les milieux marins, Dossier Pour la science n°65, octobre-décembre 2009

© Service Mer & Observation – Station Biologique de Roscoff

2009-10-03
Écologie

Du Wakame dans les mers bretonnes

Le wakame (Undaria pinnatifida) est une grande algue brune originaire d’Asie, qui s'est répandue un peu partout dans le monde entre 1970 et 2000. Elle a été introduite volontairement dans des cultures (elle est utilisée pour l'alimentation humaine), mais aussi accidentellement dans le milieu naturel. Ces images ont été prises en Bretagne, dans la baie de Saint-Malo, où U. pinnatifida est présente depuis plus de 20 ans.

Pour en savoir plus : Frédérique Viard et Thierry Comtet, Déferlantes d’invasions dans les milieux marins, Dossier Pour la science n°65, octobre-décembre 2009

© Service Mer & Observation – Station Biologique de Roscoff

2009-10-03

Crepidula fornicata, un mollusque envahissant

La crépidule (Crepidula fornicata), originaire de la côte Est-américaine, a été introduite accidentellement en Europe de façon répétée depuis la fin du XIXe siècle. Cette espèce est emblématique des invasions biologiques marines : les individus, qui entrent en compétition avec les espèces locales, forment des populations particulièrement nombreuses, dont la masse peut atteindre plusieurs centaines de tonnes à l’échelle d’une baie. La population présentée sur cette vidéo est considérée comme peu abondante !

Pour en savoir plus : Frédérique Viard et Thierry Comtet, Déferlantes d’invasions dans les milieux marins , Dossier Pour la science n°65, octobre-décembre 2009

© Service Mer & Observation – Station Biologique de Roscoff
2009-07-07

Coucher de Soleil sur Osiris

Le transit de l'exoplanète HD209458 b devant son étoile a permis aux astronomes de déterminer par spectroscopie la composition de son atmosphère. Celle-ci contient notamment de l'hydrogène et du sodium qui rendent les couleurs du « coucher d'étoile » sur cette planète bien différentes de celles d'un coucher de Soleil sur la Terre, comme le montre la simulation ci-dessus (en réalité, il faudrait se déplacer sur la planète pour observer ce spectacle, car les forces de marée ayant synchronisé sa période de révolution et sa période orbitale, le jour est permanent d'un côté, et la nuit continue de l'autre).
© A. Lecavelier des Etangs, IAP, CNRS-UPMC.
2009-06-19

Atmosphère souflée

Les simulations numériques de l'évaporation de la planète extrasolaire Osiris montrent que les atomes d'hydrogène de l'atmosphère sont dispersés dans une queue de type cométaire courbée par les forces de Coriolis (en bleu). Sur le graphique, on voit qu'une partie de la lumière de l'étoile est absorbée par du gaz s'échappant à 100 kilomètres par seconde de la planète dans le sens opposé de son mouvement. Osiris perdrait ainsi au moins 10 000 tonnes d'hydrogène atomique par seconde.

 

Pour en savoir plus c: Alain Lecavelier des Etangs, "Quand les planètes s'évaporent " Dossier Pour la Science n°64, juillet-septembre 2009.

© A. Lecavelier des Etangs, IAP, CNRS-UPMC
2009-06-19

Le modèle de Nice

Le modèle de Nice reproduit l'évolution du Système solaire. Il prévoit notamment que les planètes géantes ont été auparavant dans une configuration plus compacte qu'aujourd'hui. À cette époque, elles étaient entourées par un disque de planétésimaux. La migration de Neptune vers l'extérieur a repoussé les corps, tandis qu'une résonance (2:1) de Saturne et de Jupiter a conduit à une phase chaotique, vers 880 milliers d'années (My). Elle s'est traduite par un allongement de toutes les orbites et par une migration de Neptune dans le disque qui, déstabilisé, a donné naissance à la ceinture de Kuiper.

 

Pour en savoir plus c: S. Soter, Les systèmes planétaires sont-ils pleins à craquer ?, Dossier Pour la Science n°64, juillet-septembre 2009.

© Alessandro Morbidelli, Observatoire de Nice.
2009-07-06

Naissance d'un pulsar

Le pulsar PSR B1257+12 est né de l'explosion d'une étoile massive. Ce faisant, elle a expulsé quelque 90 pour cent de sa masse, ne laissant qu'un cœur, d'environ 1,4 fois la masse du Soleil et de 20 kilomètres de diamètre. À cette densité, seuls des neutrons constituent l'étoile, celle-ci émettant alors, si elle a conservé un champ magnétique, deux faisceaux d'ondes radio qui balaient l'espace à la façon d'un phare en mer.

Quand des poussières et du gaz restent autour de l'étoile après son explosion, des planètes peuvent apparaître : on connaît ainsi trois planètes autour de PSR B1257+12.

 

Pour en savoir plus c: I. Cognard et G. Theureau, "Les pulsars, des astres à planètes ", Dossier Pour la Science n°64, juillet-septembre 2009.

© NASA/JPL-Caltech
2009-06-19

Collisions de planètes

Nous ne sommes pas à l'abri d'une collision avec une autre planète ! C'est la conclusion de Jacques Laskar et de son équipe de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (Observatoire de Paris/UPMC/INSU-CNRS). Leur étude statistique sur l'évolution du Système solaire révèle que dans un pour cent de leurs simulations, on peut s'attendre à des collisions entre planètes ou entre une planète et le Soleil d'ici cinq milliards d'années.

 

Pour en savoir plus c: P. Ribeau-Gésippe "Système solaire : collisions à l'horizon "

© J. Laskar/IMCCE (Observatoire de Paris/UPMC/CNRS)
2009-06-18

Coucher de trois soleils...

Fin de la journée, c'est l'heure d'un repos bien mérité, à la tombée de la nuit. Que diriez-vous d'un coucher de Soleil, ou plutôt de trois soleils ? Pour cela, rendez-vous sur la lune de l'exoplanète HD188753 Ab, découverte en 2005 par Maciej Konacki, de l'Institut de technologie de Californie, à Pasadena, grâce au téléscope Keck, à Hawaii.

 

La planète est un Jupiter chaud, c'est-à-dire une géante gazeuse proche de son étoile. HD188753 Ab tourne en environ trois jours autour de cette étoile. Cependant, autour de ce système tourne en quelque 25,7 années, un couple d'étoiles en rotation sur lui-même (la période est de 156 jours).

 

Ce système complexe remet en question les scénarios de formation des Jupiters chauds, que l'on pense se former loin de leur étoile avant de s'en approcher par un phénomène de migration. Or ici, la région où aurait pu se former HD188753 Ab est occupée par le système binaire. Une nouvelle énigme à résoudre pour les astronomes.

 

Pour en savoir plus c: T. Encrenaz, "Que de mondes à découvrir ! " Dossier Pour la Science n°64, juillet-septembre 2009. 

© NASA/JPL Caltech.
2009-06-12

Division asymétrique de cellules souches (1/2)

Les cellules souches germinales (CSG) sont responsables de la production des cellules sexuelles, ou gamètes : les spermatozoïdes et les ovocytes. Chez la drosophile, elles se divisent de façon asymétrique : une cellule souche germinale donne deux cellules filles, dont l'une produira un gamète, tandis que l'autre reformera une nouvelle cellule souche.

L'équipe de Jean-René Huynh, du Laboratoire Génétique du développement et cancer de l'Institut Curie et de l'Institut Jacques Monod (CNRS/Inserm/Université Paris Diderot et Université Pierre et Marie Curie), a réussi a filmer cette division asymétrique directement dans une structure de l'ovaire nommée germarium.

En haut de l'image, une CSG contenant la protéine Wicked, marquée en vert (tête de flèche). En rouge, les cellules de la coiffe du germarium (cap cells, en rouge). Le film montre que dans la CSG, les chromosomes (en rouge) se répartissent en deux lots formant chacun le noyau (en vert) d'une des cellules filles. La plus grande partie des particules formées de protéines Wicked (points verts) se localisent dans la nouvelle CSG, qui reste en contact avec les cellules de la coiffe, tandis qu'une petite partie gagne le cystoblaste (CB), qui est appelé à se différencier en ovocyte.

La protéine Wicked contribue à l'élaboration des ribosomes, la « machinerie » moléculaire qui synthétise les protéines. Il semble que son accumulation du côté de la cellule fille souche couvre, via une synthèse des protéines plus importante, les besoins de croissance qui sont ceux de ce type de cellule. 


Pour en savoir plus, voir l'article Division des cellules souches : le rôle d'une superprotéine identifé.

Jean-René Huynh
2009-06-12

Division asymétrique de cellules souches (2/2)

La protéine Wicked contribue à l'élaboration des ribosomes, la « machinerie » moléculaire qui synthétise les protéines dans les cellules. L'équipe de Jean-René Huynh, du Laboratoire Génétique du développement et cancer de l'Institut Curie et de l'Institut Jacques Monod a filmé la localisation asymétrique de cette molécule dans des précurseurs du système nerveux périphérique (SOP).

Le film montre la division de deux précurseurs (SOP1 et SOP 2). Lorsque les chromosomes (en rouge) forment deux lots destinés aux cellules filles (PII a et b), une étape notée NEB (nuclear envelop breakdown, rupture de l'enveloppe nucléaire), on voit apparaître un point vert (flèche) caractérisant une particule formée de protéines Wicked. Ce point vert ségrège ensuite, c'est-à-dire qu'il se localise dans la cellule fille située du côté postérieur (PIIa), lors des deux divisions.

Ce mécanisme a d'abord été identifié dans ces cellules souches germinales, responsables de la production des cellules sexuelles. Il participe vraisemblablement à la croissance différentielle des cellule issues des cellules souches.

Pour en savoir plus, voir l'article division Division des cellules souches: le rôle d'une superprotéine identifié.

Jean-René Huynh
2009-05-27

Le cachalot la main dans le sac

Cette vidéo a été enregistrée à quelque 100 mètres de profondeur, au large de l'Alaska, par Delphine Mathias et Aaron Thode, de l'Institut d'océanographie Scripps et leurs collègues. Elle est inédite, car c'est la première fois que les sons émis par un cachalot (Physeter macrocephalus) peuvent être comparés à la taille de l'animal. C'est un pas vers la solution d'une énigme qui taraude les biologistes marins depuis longtemps : les sons émis par les cachalots délivrent-ils des informations, notamment sur leur taille, aux congénères qui les écoutent.

 

Ici, le plus gros des deux poissons utilisés en appât mesure environ un mètre de longueur. La mâchoire ouverte du cachalot fait près de deux mètres.

 

Pour en savoir plus : D. Mathias et al., Relationship between sperm whale (Physeter macrocephalus) click structure and size derived from videocamera images of a depredating whale (sperm whale prey acquisition), J. Acoust. Soc. Am., Vol. 125, pp. 3444-3453, 2009.

© Scripps Institution of Oceanography, University of California, San Diego.
2009-04-01

Un poisson psychédélique

Histiophryne psychedelica est une nouvelle espèce de poisson-grenouille qui se déplace de façon étonnante : il rebondit de rocher en rocher à l'aide de ses nageoires pectorales charnues. En outre, sa queue, un peu excentrée rend ses déplacements chaotiques. Découvrez ses autres caractéristiques ici.
© David Hall / Seaphotos.com
2009-03-02

Un poisson venu d'ailleurs

Macropinna microstoma est un poisson étrange. Ses deux yeux tubulaires (en vert) sont protégés par un dôme transparent qui recouvre son crâne. Les deux organes qui ressemblent à des yeux, au-dessus de sa bouche, sont des orifices olfactifs.
© MBARI
2009-01-13

La mort en 3D... d'une étoile

Il y a 330 ans, une supernova, c'est-à-dire l'explosion d'une étoile, éclairait la Voie lactée et marquait la disparition de Cassiopée A. Tracey Delaney, de l'Institut de technologie du Massachusetts, à Cambridge, et Daniel Patnaude, de l'Observatoire de la Smithsonian, ont reconstitué cette mort en trois dimensions à partir d'observations (en infrarouge, en rayons X...) des restes de cet événement effectuées par plusieurs téléscopes, dont Chandra et celui du Spitzer.

En vert : le fer observé par rayons X.
En jaune : l'argon et le silicium observé en rayons X, visible et infrarouge.
En rouge : les débris refroidissant, en infrarouge.
En bleu : l'onde de choc, en rayons X.

Cette vidéo a été présentée le 6 janvier 2009 lors du dernier congrès de la Société américaine d'astronomie, à Long Beach, en Californie.

Visualisation : © NASA/CXC/D.Berry.
Modèle : © NASA/CXC/MIT/T.Delaney et al.

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