Peut-être avez-vous un jour ressenti, après une semaine de vacances au grand soleil, que les gens vous trouvaient en meilleure santé, plus dynamique et plus attirant(e) ? Cette impression de reconnaissance et de désirabilité vous a réconforté(e), et vous vous êtes senti comme revigoré(e). Dommage que le bronzage s’en aille au bout d’une semaine ou deux. Vous avez alors décidé de faire un tour dans les salons de bronzage, mais ce bronzage-là « tient » moins bien que celui de la plage. Il faut répéter les séances. Sinon, c’est la fin de toutes ces gentilles petites phrases qui vous font sentir plus beau (belle) que les autres, plus dynamique. Alors, le plus simple est encore de franchir le pas et d’investir dans l’acquisition d’un banc à ultraviolets qui permettra de faire tranquillement une séance quotidienne !
En suivant ce cheminement, vous avez sûrement fait abstraction de ce que vous savez sur les dangers de l’exposition aux rayons ultraviolets, à la fois en termes de cancer et de dégradation de la peau et de l’apparence au fil des années. Le bronzage est tellement bien perçu, à la fois par les amis, les collègues, même les modèles diffusés par les médias, que ces considérations passent d’abord au second plan.
Comment peut-on être à la fois soucieux de sa santé, et s’exposer à des agressions qui la mettent en danger ? Ce paradoxe du comportement a son pendant dans la sphère sociale et médiatique : les médias cultivent un double discours sur l’image de désirabilité associée au bronzage et sur la prise de conscience de ses dangers.
Santé ou beauté, il faut choisir
Une psychologue, Helen Dixon, et ses collègues, du Centre d’études des comportements liés au cancer à Victoria en Australie, ont décortiqué ce...