Aujourd'hui, beaucoup de grandes avancées scientifiques dépendent des progrès de l'informatique. En effet, la compréhension de nombreux phénomènes, par exemple en biologie et en physique, nécessite de les modéliser avec des outils mathématiques de plus en plus complexes afin de se rapprocher de la réalité. Il s'agit de représenter le phénomène étudié sous la forme d'équations mathématiques qui sont ensuite traduites en un programme informatique. Celui-ci est alors exécuté sur de puissants ordinateurs. La simulation numérique gagne aussi d'autres domaines, telle la finance, qui l'utilise pour l'analyse de risques.
Pour certaines sciences, comme l'astronomie ou la physique des hautes énergies, le problème n'est pas seulement d'effectuer un grand nombre de calculs en peu de temps, mais aussi de stocker de grandes quantités de données produites par des instruments, par exemple les radiotélescopes et les collisionneurs à très haute énergie. Ainsi, le lhc (le Large Hadron Collider) du cern produira environ 14 pétaoctets (un pétaoctet est égal à 215 octets) de données par an. Autre cas, les recherches en génomique requièrent la mise en relation de plusieurs banques de données réparties géographiquement : le but est d'effectuer un très grand nombre de comparaisons afin notamment de prédire les structures tridimensionnelles de protéines à partir d'une suite d'acides aminés.
Ces « appétits » en puissance de calcul et de stockage s'accompagnent d'un besoin en outils de travail coopératif, afin que plusieurs chercheurs, de compétences diverses et dispersés de par le monde, puissent travailler ensemble à l'interprétation des résultats issus d'une même expérience. De ce...